| Citation(s) | Référence(s) |
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| La culture la plus importante, tant en tonnages produits qu'en surface cultivée est le manioc; il constitue la base de l'alimentation et son expansion se poursuit, même dans le nord où il a de plus en plus tendance à remplacer le mil. Ce succès est dû à une très grande facilité d'adaptation, tant sur le sol déjà appauvri en fin d'assolement que vis-à-vis du climat par sa tolérance à la sécheresse (1200 mm.); de plus les parcelles ne demandent qu'une préparation très sommaire et n'exigent aucun entretien; la récolte s'effectue au fur et à mesure des besoins, évitant ainsi le problème de conservation et de stockage des céréales. Enfin le cycle du manioc ne vient pas concurrencer les travaux pour les cultures commerciales. La racine est mise à rouir dans l'eau quelques jours , puis après écorçage, les cossettes sont étalées sur un lakéré, surface rocheuse ou sur un espace propre devant le village, pour sécher au soleil. En saison des pluies, faute d'ensoleillement, les racines sont transformées en chikwangue, pain de manioc dont la préparation ne nécessite pas de séchage. |
1984, Decoudras dans P. Vennetier et alii, Atlas de la République centrafricaine, p. 36.
[études scientifiques]
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| [...] les spatules, ces précieux bâtons que nos mamans utilisent pour tourner le manioc sur le feu. |
1994, Be Africa Sango, 3 octobre.
[presse, journaux, périodiques]
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| De fil en aiguille, commerçantes de manioc, bouchers se sont mis à l'heure de la spéculation sauvage. Une cuvette de manioc est vendu 3500 F CFA contre 2500 F CFA. |
1994, Beafrica International, 30 décembre.
[presse, journaux, périodiques]
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| Tous ces aliments sont très riches en protéines alors que le manioc contient en gros 90 % d'eau ajouté à de l'amidon. Il faut une bonne vulgarisation afin de sortir le Centrafricain de sa foi au "manioc blanc". |
1995, Délit d'opinion, 15 février.
[presse, journaux, périodiques]
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| Ici se pose encore le problème des commerces illicites (comme ceux du manioc, des bouba nguérés et autres qui ne paient pas les taxes et perturbent les commerçants accrédités de la place). |
1995, L'Étendard de la Patrie, 24 février.
[presse, journaux, périodiques]
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| La cuvette de manioc est passée de 1750 à 7000 francs et ses feuilles de 25 à 100 francs. |
1995, L'Avenir, 27 février.
[presse, journaux, périodiques]
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| Remarque(s) |
Le terme désignant la plante relève du français de référence. Il prend une fréquence particulière en Afrique subsaharienne en raison de l'importance du référent dans les cultures locales et l'alimentation. Dans le contexte domestique de la variété il désigne par métonymie la préparation alimentaire elle-même.
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| Mot particulier |
Emploi particulier par son statut (registre d'emploi, domaine d'emploi, fréquence relative ou connotation).
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| Réalité propre |
Emploi qui réfère à une réalité propre au pays ou à la région de la variété de français, ou qui en provient.
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| Commentaire(s) intrazone |
L'emploi du terme est généralisé dans la zone Afrique subsaharienne. (Selon IFA, 1983 et aussi Cl. Frey, 1996; S. Lafage, 2003; A. Queffélec, A. Niangouna, 1990; K. Boucher, S.Lafage, 2000; Equipe IFA-Sénégal G. N'Diaye-Corréard, 2006; Ng. Ndjérassem, 2005). Voir notamment BDLP Congo (Brazzaville). Selon les régions d'Afrique, on tire divers produits de la racine tubérisée du manioc. Les semoules et farines, attiéké, gari notamment sont fort appréciées dans l'alimentation.
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