Vedette

mil (n. m.)

Définition

Terme générique désignant plusieurs graminées cultivées qui constituent un élément important de l'alimentation en zone de savane (Nord Centrafrique).
[État des données: en cours]
Citation(s) Référence(s)
Deux jattes gargantuesques dont l'une est remplie de boules de mil et l'autre pleine à craquer de viande au ngago .
1989, J.G. Ganga Zomboui, Invasion au coeur de l'Afrique, p. 157.
[littérature]
Combien de projets ont échoué à Birao, Obo, Nola et Batangafo, parce que les variétés de mil ou de sorgho proposées par les "développeurs" n'avaient pas de rendement meilleur que les variétés traditionnelles?
1993, Chr. Bolé Papito, Contribution à l'étude de l'agriculture centrafricaine. Étude géographique des problèmes de développement agricole d'un pays d'Afrique centrale, p. 336.
[études scientifiques]
Là, on nous servit du mil en pâte et de la viande.
1995, J.-Th. Gallo, Les oisifs de Birao. S'évaser ou périr, p.27.
[littérature]

Commentaires

Assez fréquent.

Origine

Innovation lexématique, syntagmatique, phraséologique français d'Afrique

Français de référence

Remarque(s)
Le terme détient en Afrique subsaharienne un statut spécifique en raison de sa plus grande fréquence et des nombreux registres et domaines du vocabulaire dans lesquels il intervient, de la langue courante aux terminologies de spécialité.
Mot particulier
Emploi particulier par son statut (registre d'emploi, domaine d'emploi, fréquence relative ou connotation).

Francophonie

Commentaire(s) intrazone
Le terme est attesté, selon IFA, au Bénin, au Burkina Faso (ancienne Haute-Volta), en Côte d'Ivoire, au Mali, au Niger, au Sénégal, au Tchad et au Togo. Il détient, en Afrique subsaharienne (et surtout sahélienne), une importance particulière due au fait que cette céréale constitue un aliment de base des populations.
Renvoi(s) aux autres zones francophones
Attesté en Mauritanie. (B. Ould Zein, A. Queffélec, 1997).

Données encyclopédiques

Traditionnellement, on distingue le petit mil (Pennisetum typhoides), qui sert de ferment pour la bière de mil , et le sorgho (sorghum guineense), qui "avant la venue du manioc, il y a une centaine d'années au plus, constituait la nourriture de base des populations de la savane". (1950, Tisserand, Charles, Sango, langue véhiculaire de l'Oubangui-Chari, p. 59).
CE: 10060