Vedette

national, e (adj. ou n.)
Surtout utilisé au pl.

Définition

Personne qui possède la nationalité du pays où elle réside.
[État des données: en cours]
Citation(s) Référence(s)
En 1980, la R.C.A. comptait 89 médecins (dont 36 nationaux) dans le secteur public, et 10 médecins (dont 9 étrangers) dans le secteur privé.
1984, Bouquet, in P. Vennetier et alii, Atlas de la République centrafricaine, p.55.
[études scientifiques]
Je souhaite que les Autorités soutiennent plus les nationaux par rapport aux expatriés. Car la richesse de la République Centrafricaine doit rester entre les mains des Centrafricains.
1994, E-lè sôngô, 16 avril.
[presse, journaux, périodiques]
Ainsi on pratiquera un prix bas pour le national et un prix très élevé pour un Européen ou n'importe quel autre étranger.
1993, Chr. Bolé Papito, Contribution à l'étude de l'agriculture centrafricaine. Étude géographique des problèmes de développement agricole d'un pays d'Afrique centrale, p. 207.
[études scientifiques]
Cet élevage moderne est pratiqué par des nationaux ayant un niveau culturel moyen: il s'agit d'élèves de l'ancien Collège Technique d'Élevage de Bouar.
1995, M. Mabou, Culture locale et organisation de l'espace urbain de Bangui (Centrafrique), p. 265.
[études scientifiques]
Mes professeurs sont tous des nationaux et sont d'un niveau très appréciable, issus de différents instituts bibliques étrangers, ou installés dans notre pays.
1996, Vouma, la mouche, 7 août.
[presse, journaux, périodiques]

Commentaires

Disponible. Employé par les locuteurs lettrés.

Origine

Innovation sémantique français de référence

Français de référence

Mot particulier
Emploi particulier par son statut (registre d'emploi, domaine d'emploi, fréquence relative ou connotation).

Francophonie

Commentaire(s) intrazone
Attesté d'après IFA (1983) au Burkina Faso (ancienne Haute-Volta), en Côte d'Ivoire, au Sénégal et dans l'ancien Zaïre, avec le sens plus restreint de "fonctionnaire ou employé africain qui travaille dans son propre pays, par opposition à l'expatrié ou au coopérant". Egalement attesté au Congo (Brazzaville) avec le sens élargi qu'il détient en Centrafrique (A. Queffélec, A. Niangouna, 1990) ainsi qu'au Gabon (K. Boucher, S. Lafage, 2000). Au Burundi (Cl. Frey, 1996), au Tchad (Ng. Ndjérassem, 2005), en Côte d'Ivoire (S. Lafage, 2003) et au Sénégal (Equipe IFA-Sénégal G. N'Diaye-Corréard et alii, 2006), l'emploi du mot reste conforme à la définition fournie par l'IFA.