Vedette

génie (n. m.)
[ʒeni]

Définition

Fam. Tête (considérée comme siège de l'intelligence, de la raison), cerveau, esprit.
Se servir de son génie. Parler avec son génie. S'aérer, se reposer le génie.
[État des données: avancé]

Variante(s) phonétique(s)

[ʒəni] (pop.)
Citation(s) Référence(s)
[ ... ] loger et chauffer en sa maison [ ... ] sa sœur, fille infirme et foible de génie pendant sa vie durante [ ... ].
1757, Montréal, ANQM, gr. A. Foucher, 21 mars, «Démission de biens».
[archives et textes anciens]
(Acadie). – Plus d'huile! V'là ben le restant! [ .../ ] Célina se tourna vers le Fou. Qu'il se gratte le génie encore un coup, lui, l'inventeur de l'épingle à brûler les dents, qu'il invente, découvre, imagine n'importe quoi. De l'huile, ça se trouve quelque part dans la nature, dans les plantes, dans la terre...
1979, A. Maillet, Pélagie-la-Charrette, p. 156.
[littérature]

Synonyme(s)

Origine

Maintien d'un sens français ancien

Historique

Depuis 1757. Hérité de France; des emplois semblables ont été relevés dans la langue des XVIe et XVIIe s., par exemple chez Rabelais (L'escolier respondit. Seignor missayre, mon genie n'est point apte nate à ce que dict ce flagitiose nebulon, v. Huguet) et chez La Bruyère (Toutes choses qui élèvent le génie, v. PoirierG). Cp. en outre le sens voisin de «caractère, tendance naturelle de l'esprit» attesté depuis le XVIe s. mais qui n'est plus guère en usage de nos jours (v. FEW genius 4, 105b; v. aussi Robert 1985 : «vieux», et TLF : «classique et littéraire») ainsi que celui d'«humeur» dans la langue du XVIIe s. (v. DubClass-3), emplois qui correspondent à celui qui a été relevé chez M. Morin (voir sens 06.).

Étymon du FEW

genius