Vedette

trapard (n. m.)

Définition

Fam. Plutôt ethnolectal européen. Requin.
[État des données: avancé]

Variante(s) morphologique(s)

(peu cour., plus ancien) trappiste
Citation(s) Référence(s)
Astiquer = (...) rouer de coups... (...) Ah oua! = ah bon? non! ... (...) Bleu de trapards = beaucoup de requins... (...)
2010, Lôngage à nouzautes en Nouvelle-Calédonie..., texte sur un set de table vendu dans une boutique de souvenirs, Nouméa.
[autres textes écrits]
"C'est un trapard." On appelait ainsi les requins à peau grise qu'on essayait d'attraper à la ligne.
1987, J. Sénès, Terre violente, p. 141.
[littérature]
La dernière fois qu'on est venu faire le coup de pêche ici, on a vu un gros trapard, la frousse qu'on a eu!
2002, Teg, Cleb Benzezaozi, p. 48.
[bandes dessinées]
(Pour la variante trappiste) Trapard n.m. (...) on entend parfois aussi dire "trappiste" (...)
1983, F.O.L., Mille et un mots calédoniens, p. 176.
[autres textes écrits]
Astiquer = (...) rouer de coups... (...) Ah oua! = ah bon? non! ... (...) Bleu de trapards = beaucoup de requins... (...)
2010, Lôngage à nouzautes en Nouvelle-Calédonie..., texte sur un set de table vendu dans une boutique de souvenirs, Nouméa.
[autres textes écrits]
"C'est un trapard." On appelait ainsi les requins à peau grise qu'on essayait d'attraper à la ligne.
1987, J. Sénès, Terre violente, p. 141.
[littérature]
La dernière fois qu'on est venu faire le coup de pêche ici, on a vu un gros trapard, la frousse qu'on a eu!
2002, Teg, Cleb Benzezaozi, p. 48.
[bandes dessinées]
(Pour la variante trappiste) Trapard n.m. (...) on entend parfois aussi dire "trappiste" (...)
1983, F.O.L., Mille et un mots calédoniens, p. 176.
[autres textes écrits]

Commentaires

Emploi courant et stable (C. Pauleau, enquêtes linguistiques 1990-2005).

Origine

Innovation lexématique, syntagmatique, phraséologique français de Nouvelle-Calédonie

Historique

1. La variante trappiste (plus ancienne et moins courante), donne à penser que c'est la couleur grise de la bure des moines trappistes (dont le lieu de retraite de la Conception, près de Nouméa, est relativement connu par la population), qui fait le lien avec le requin, dont la peau a souvent cette couleur gris foncé. La forme trapard comporte ce suffixe -ard qui rend les mots si emblématiques du français calédonien : on le trouve notamment dans broussard, viandard (champ sémantique de la brousse), sa sonorité correspond bien à la prononciation du français calédonien, surtout la prononciation du français parlé en brousse, une prononciation allongeante et nasalisante : le [r] du suffixe -ard est par nature une consonne allongeante et le [a] est une voyelle ouverte donc facilement nasalisée en français. 2. Précisons également l'existence ancienne du mot attrapard, désignant autrefois les lignes posées la nuit par les pêcheurs (F.O.L., 1983).

Bilan métalinguistique

F.O.L., 1983.
NC: 15006