Vedette

sans-génie (n. m. ou n. f.)
[sãʒeni]
Invariable.

Définition

Fam. Personne qui manque d'intelligence, de jugement, qui est idiote, imbécile.
Un, une sans-génie. Des sans-génie. (Comme terme d'insulte). Espèce de sans-génie! (En fonction attribut). Être sans-génie. QU_e159
[État des données: avancé]

Variante(s) phonétique(s)

[sãʒəni] (pop.)

Variante(s) graphique(s)

sans génie (parfois)
Citation(s) Référence(s)
Il était naturel qu'on fît opiner un homme qui avait si bien réussi dans ses propres affaires. Tout le monde savait qu'il n'était pas un «sans-génie», tant s'en fallait; pensez donc! un homme qui avait des mille chez le notaire, à ce que disaient les gens renseignés.
1938, Ringuet, Trente arpents, p. 149.
[littérature]
On ne savait rien de lui, sauf qu'il s'appelait Sprott, sans prénom, et qu'il parlait fort mal le français. Au reste, il ne tarda pas à se faire connaître comme un paresseux, un fainéant, et un esprit borné, un sans-génie.
1944, A. Rivard, Contes et propos divers, p. 95.
[littérature]
Chacun cherchait à l'embarrasser, personne n'y parvenait, il avait réponse à tout [...]. Seuls quelques grands garçons sérieux s'inquiétaient qu'un sans-génie eût plus d'esprit qu'eux.
1962, J. Ferron, Cotnoir, p. 94.
[littérature]
Renoncer à cette «longue tradition d'ignorance et de pauvreté», c'est-à-dire vouloir changer la vie, mettait l'avenir en péril. Antoine Rivard, le premier à le comprendre, devait s'assurer du coup la reconnaissance du Grand Génie, des petits génies et des sans-génie de l'Union nationale, comme aurait dit le père de mon ami Paul Boudreau, mon collègue du Nouveau Journal.
1988, J.-L. Gagnon, Les apostasies, t. 2, p. 34.
[littérature]

Origine

Innovation lexématique, syntagmatique, phraséologique français du Québec

Historique

De sans et génie. Depuis 1913 (Le Soleil, 17 mai, p. 19 : sans génie).