Vedette

bâcher (v. intrans.)
[baʃe]

Définition

Cesser son activité, s'arrêter.
Allez, c'est l'heure, on bâche!
[État des données: avancé]

Variante(s) phonétique(s)

[ba:ʃe]
Citation(s) Référence(s)
Il arriva juste au moment où ceux-ci enlevaient leurs vêtements de travail. / – On bâche! dit Croset. C'est l'heure. / – Pas tout à fait, objecta Sébastien, c'est moins dix.
1975, A.-L. Chappuis, L'Enfant d'une autre, p. 65.
[littérature]
Au printemps, les W. bâchent et vendent leurs biens. Les annonces devant attirer la foule, ils demandent au Jean-Lou [...] d'apporter l'aide policière pour canaliser les acheteurs.
1997, Le Rai-Tiai-Tiai aidjolat [journal de carnaval, JU Ajoie], nº 18, p. 7.
[presse, journaux, périodiques]

Répartition

  • s01 - Suisse romande

Origine

Innovation sémantique français populaire ou argotique

Historique

Extensions sémantiques à partir du sens «se coucher» (1921, argot militaire suisse romand, v. GPSR 2, 183b), lui-même emploi métaphorique du sens général «couvrir avec une bâche» (frm. dp. 1741, v. FEW 1, 267b, bascauda IV 6; SR, v. GPSR ibid.), le drap dont on se couvre étant comparé à une forte toile. Voir encore Francophonie. — FEW 1, 267b, bascauda; CollinetPontarlier 1925; GPSR 2, 183b s.v. bâcher; TLF 3, 1191 s.v. bâcher 1; GR dp. 1985; DSR 1999.

Étymon du FEW

bascauda

Français de référence

Équivalent(s)
s'arrêter., v. pron.

Francophonie

Commentaire(s) intrazone
FRANCE: Anjou se bâcher «se mettre au lit» (FEW 1,. IV 4), Paris se bâcher «se coucher» (ibid. IV 6; TLF; GR); cf. encore le dérivé vendôm. sans débâcher «sans s'arrêter» (FEW ibid.). G. Collinet glose par «payer» le verbe bâcher dans cet exemple du français régional de Pontarlier : «Tu n'as plus qu'à bâcher!».
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