Vedette

caisse (prendre une (bonne) ~) (loc. verb.)
[pʀɑ̃dʀyn(bɔn)kɛs]

Définition

Fam. S'enivrer.
[État des données: avancé]
Citation(s) Référence(s)
Samedi, à la noce de Pierre, tout le monde a pris une sacrée caisse.
1976, Enq. CD/I, juillet (NE Neuchâtel).
[enquêtes]
À propos de caisses, dit Asperge, en me tendant la bouteille, on est en train d'en prendre une bonne, non ?
1980, J.-L. Benoziglio, Cabinet-Portrait, (cité dans ColinArgot 1990).
[littérature]

Renvoi(s) à d'autres langues

Allemand: eine Kiste haben «betrunken sein»; dp. 1870, v. KüpperUmgangssprache). Cette locution existe aussi en Suisse alémanique (v. GPSR).

Répartition

  • s01 - Suisse romande

Historique

Première attestation : 1901 (v. Pier). D'après Pierrehumbert, «cette expression a sans doute été suggérée par celle de ‘être chargé de vin', jadis très répandue». L'existence d'une locution équivalente (eine Kiste haben «betrunken sein») en Suisse alémanique ainsi qu'en Allemagne (voir Renvois à d'autres langues) aurait pu laisser croire à un calque de l'allemand, mais la locution ramasser une caisse «s'enivrer» a aussi été relevée dans le Lyonnais (G. Salmon); cf. encore tenir une caisse «être ivre» (1982, J. Houssin), attestation tirée de ColinArgot, qui relève peut-être autant de l'usage régional que du registre argotique. On rencontre aussi cette loc. chez San-Antonio (Galantine de volaille, 1987, p. 73; P. Rézeau, comm. pers.). — RouxArgSold 1921; Pier; GPSR 3, 40b s.v. caisse 5º; SalmonVigne 1976, p. 182; PR dp. 1984; GR 1985 s.v. caisse IV 4; Nic 1987, 1990; Chapuis 1988; ColinArgot 1990; NPR 1993-2007 «Région. (Suisse)»; Manno 1994, p. 218-219, 264; DSR 1999; Garino 2003.

Francophonie

Commentaire(s) intrazone
Voir le sens 04.