Vedette

cibar(r)e (n. m.)
[sibaʀ]
Les glossaires du XIXe s., Pier et GPSR écrivent le mot avec un seul r, mais la littérature et la presse fournissent de nombreux exemples de la variante à double r.

Définition

(Emploi critiqué). Marqueur à la cible, personne chargée d'indiquer au moyen de petites rondelles de papier de différentes couleurs, fixées au bout d'une baguette, l'emplacement des coups qui, au tir à la carabine, ont atteint la cible.
Un cibar(r)e a été accidentellement atteint par une balle lors du concours de tir.
[État des données: avancé]
Citation(s) Référence(s)
Compagnie des Mousquetaires, Corcelles-Cormondrèche, cherche des CIBARES [/] Age minimum 18 ans. Débutants acceptés.
1980, Courrier du Vignoble, 4 mars.
[presse, journaux, périodiques]
Samedi, la Fédération suisse des cibarres a tenu ses assises annuelles à Boécourt. [...] Le cibarre joue un rôle important dans l'organisation de manifestations de tirs, cantonaux ou fédéraux. C'est lui qui s'occupe de l'entretien des «cibleries», des cibles (il rebouche les trous que font les balles) et compte les points réalisés par les tireurs.
1982, L'Impartial, 16 février, p. 25.
[presse, journaux, périodiques]
On a aménagé aussi le Stand, c'est-à-dire le lieu d'où l'on tire, comme le précise un écrit de l'époque, et il est immense : il donne sur 55 cibles situées à 180 mètres [...] et où l'on a multiplié les précautions pour assurer la sécurité des «cibares».
1993, L'Hebdo, 9 septembre, p. 99.
[presse, journaux, périodiques]

Commentaires

Le terme de cibar(r)e s'oppose à celui de secrétaire n. m., désignant les personnes ayant pour tâche de relever par écrit le pointage des participants aux concours de tir (voir citation sous secrétaire).

Renvoi(s) à d'autres langues

Allemand: Zeiger n. m. «celui qui montre», employé dans le même contexte.

Répartition

  • s01 - Suisse romande

Origine

Emprunt d'un lexème, d'un syntagme, d'une expression (avec son sens) dialectes de France

Historique

Première attestation : 1728 (v. GPSR). Emprunt du français régional au mot dialectal sibÂrVqM, de même sens, dér. (suff. -ator) formé sur le type cib(l)e par analogie avec le mot dialectal tsigArq, de même sens (de l'all. Zeiger n. m. «celui qui montre», employé dans le même contexte). — GaudyGen 1820, 1827; GuilleDial 1825, p. 44; HumbGen 1852; CalletVaud 1861; GrangFrib 1864; BonNeuch 1867; LittréSuppl; WisslerVolk 1909; Pier, PierSuppl; Lar 1929; Lar 1960; GPSR 4, 61b-62a; FEW 17, 30a, scheibe 2; IttCons 1970; TLF 5, 794a s.v. cible Rem.; SchüleListeLar 1978; Lar 1979; PLi 1981-1988; Alpha 1982; GR dp. 1985; Lexis 1992 (où la marque «milit.» est à biffer); OffScrabble 1995; DSR 1999.

Étymon du FEW

scheibe

Bilan métalinguistique

Emploi critiqué. — Emploi critiqué par les cacologies. Le Fichier Français de Berne ne considère pas cibarre comme un «mot français», «c'est un helvétisme» — FichFrBE, nº 100, mai 1961. — GuilleDial 1825, p. 44; GuilleNeuch 1829-32, p. 8; CalletVaud s.v. marqueur; DupertuisVaud 1892, p. 17.

Français de référence

Équivalent(s)
marqueur , n. m.
Remarque(s)
Les équivalents du français de référence marqueur et chef marqueur sont aussi attestés en Suisse romande, parfois en apposition avec le terme suisse romand («M. Ch. W. compte déjà vingt ans d'activité comme chef marqueur «cibare» de la place d'armes de Sion. Nouvelliste et Feuille d'Avis du Valais, 24 octobre).
SU: 17895