Vedette

cote (adj.)
[kɔt]

Définition

Région. Arrêté, immobilisé, qui ne peut plus continuer à avancer.
Se retrouver cote devant une porte fermée. Elle est de nouveau cote, ma montre.
[État des données: avancé]

Variante(s) graphique(s)

cotte
Citation(s) Référence(s)
[Pour la variante cotte] C'est d'ailleurs vers l'écurie que nous prolongions notre promenade. Souvent, nous restions cotte [en ital. dans le texte] sur le seuil, muets, subjugués. Une puissante odeur de beuse [=bouse; en ital. dans le texte] nous assaillait. Quel calme sinon, quelle sérénité!
1985, F. Bourquin et al., Le pays, la langue, p. 48.
[études scientifiques]
[Pour la variante cotte] Ce qu'on a vu en 1994] La R. du flic C., un jour à midi, se trouver en bagnole cotte derrière les barrières de passage à niveau de Grandgourt. Disciplinée, notre R. coupe son moteur et, pour se passer le temps, se met à lire un magazine.
1995, Le Rai-Tiai-Tiai aidjolat [journal de carnaval, JU Ajoie], nº 18, p. 3.
[presse, journaux, périodiques]
[dans une impasse] Ouais, on est cote ici; il faut faire demi-tour.
1995, Témoin âgée de 50 ans, 9 mai (JU Le Noirmont).
[source orale]

Synonyme(s)

arrête (synonyme partiel).

Répartition

  • s06 - Neuchâtel
  • s07 - Berne
  • s08 - Jura

Origine

Innovation lexématique, syntagmatique, phraséologique français de Suisse

Historique

Première attestation : 1829-32 (v. GuillNeuch, p. 255). Adjectif verbal (Pour d'autres exemples d'adjectifs déverbaux, voir arrête, enfle, gonfle, trempe) de coter. — GuillNeuch 1829-32; Pier; FEW 24, 91a, accºb?tare 2 a (mat. à compléter); Pid 1984, p. 166; BourquinPays 1985; DSR 1999.

Étymon du FEW

accubitare
SU: 17999