| Citation(s) | Référence(s) |
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| La bise, tenace depuis une semaine, entraîne dans sa course éperdue la neige poudreuse qui, abandonnant les surfaces planes, va s'entasser dans les concavités du terrain, obstruant les routes, créant d'impressionnantes «gonfles» que les hommes, armés de pelles, entaillent à grands coups. |
1961, A.-L. Chappuis, La Moisson sans Grain (1re éd. 1955), p. 134.
[littérature]
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| À Lutry, le curé Simon, un converti, dit chaque 21 janvier une messe pour l'anniversaire de la mort de Louis XVI à laquelle il convie ses clients et ses amis. Se retrouvent à Saint-Martin une joyeuse bande de forcenés que le souvenir du Bourbon et le goût des prises d'armes placent sous l'autorité de l'Apothicaire, lui-même converti et prosélyte autoritaire, dont les recueillements royalistes finissent quelquefois dans les gonfles traîtresses au bord de la route. |
1969, J. Chessex, Portrait des Vaudois, p. 115.
[littérature]
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| Le village était coupé du reste du monde, tellement les gonfles étaient énormes. |
1975-1981, Enq. CD/II, (VD Arnex).
[enquêtes]
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| Elle n'eut pas la sagesse de rebrousser chemin et poursuivit vaillamment le long des prés de Seneire, suivant le bord de la vieille route enserrée entre ses deux murailles, et pleine souvent jusqu'à ras bord par les gonfles qui y créaient des vallonnements transversaux. |
1976, V. Darbellay et al., Liddes, p. 166.
[littérature]
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| Je ressens la plus franche estime pour tous mes camarades [...]. Moustache gelée qui change sa chemise dix fois par jour sous les flocons, l'émotif et vaillant œil-de-Gentiane qui traverse les tempêtes, rejaillit des «gonfles» sur ses fortes cuisses detrapéziste et fait le coup du lynx à tous les paysages. |
1977, M. Chappaz, La Haute Route du Jura, p. 42.
[littérature]
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| Une bise extrêmement forte a soufflé jusqu'à hier matin sur le pays de Vaud et a accumulé des «gonfles» qui ont coupé de nombreuses routes secondaires et même de grandes artères. |
1980, Nouvelliste et Feuille d'Avis du Valais, 2 décembre, p. 3.
[presse, journaux, périodiques]
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| On oublie aussi que le déblaiement des chemins de montagne n'est pas une petite affaire. Le jour de Noël, la lame du chasse-neige s'est plantée dans une «gonfle»; j'avais de la neige par-dessus la cabine. |
1982, Courrier du Val-de-Travers, 5 février, p. 1.
[presse, journaux, périodiques]
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| Les Vaudois sortent des «gonfles»[titre]. Des chômeurs à la rescousse pour déblayer la neige. |
1985, Gazette de Lausanne, 19 février.
[presse, journaux, périodiques]
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| Dans le bas du village, à la sortie près de la route cantonale, le vent avait formé des gonfles gigantesques. Il était très difficile d'avance dans cette neige soufflée, cette couche épaisse qui avait même transformé le paysage. |
2002, P. Hoffer, On m'a dit... sur la Côte, p.26.
[littérature]
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[]
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| Équivalent(s) |
congère, n. f. On trouve aussi le syntagme banc de neige (voir Francophonie) dans la métalangue définitionnelle du GR 1985 s.v. gonfle, sans marque régionale mais entre guillemets.
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| Remarque(s) |
L'équivalent congère est aussi utilisé en Suisse romande (voir Commentaires linguistiques).
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| Commentaire(s) intrazone |
FRANCE: Selon le DRF, on trouve des emplois dans le Doubs sous la forme gonfle «amas de neige formé par le vent soufflant en tempête» et en Haute-Savoie et Savoie sous la variante confle «id.». ITALIE: Vallé d'Aoste. BELGIQUE: Wallonie (occ., centr. et mérid.) on dit banc de neige (v. par ex. Belg 1994) (pour d'autres attestations de ce syntagme, voir Français de référence).
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| Renvoi(s) aux autres zones francophones |
AMÉRIQUE DU NORD: Au Canada on dit banc de neige (v. par ex. DFPlus 1988 et DQA 1992) (pour d'autres attestations de ce syntagme, voir Français de référence).
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