Vedette

mal fait (c'est ~) (loc. verb.)
[sɛmalfɛ]

Définition

C'est dommage, c'est fâcheux, c'est regrettable, c'est déplorable.
C'est mal fait pour lui, le pauvre. C'est mal fait qu'elle ait perdu son emploi. C'est mal fait de jeter des vieux habits qui peuvent encore servir. C'était mal fait de l'avoir grondé sans raison.
[État des données: avancé]
Citation(s) Référence(s)
C'est mal fait pour elle, elle ne mérite pas ça, ajoute Cavin.
1961, A.-L. Chappuis, La Moisson sans Grain (1re éd. 1955), p. 31.
[littérature]
Le soir de Noël, je l'avais enfermé à la salle de bain [le chat]. Les enfants m'ont dit : «C'est mal fait, il faut qu'il voie le sapin.»
1976, Témoin neuchâtelois.
[source orale]
[un vendeur, après avoir constaté que les piles ont été mal placées dans un transistor] C'est mal fait parce que ça fout en l'air les piles pour rien du tout.
1976, Témoin âgé d'env. 20 ans, Lausanne.
[source orale]

Répartition

  • s01 - Suisse romande

Historique

Première attestation en fr. rég. : 1891 («C'est mal fait de le laisser comme ça», L. Monnet, Favey, Grognuz et l'assesseur, p. 4). Construction bien attestée dans les patois. Représente l'exact antonyme de la locution fr. c'est bien fait pour lui, qui exprime la satisfaction devant le malheur d'un coupable, et non la pitié devant le malheur d'un innocent. — Manque à FEW 6, I, 126b, malus I 2 b b. — Pier; GPSR 7, 77b-78a s.v. faire IV C 4º 2; DSR 1999; Garino 2003 s.v. mal.

Étymon du FEW

malus

Bilan métalinguistique

Emploi critiqué par Plud'hun dans sa cacologie. Il le considère comme un «neuchâteloisisme». — PludFranç 1918, p. 60.

Français de référence

Remarque(s)
Antonyme exacte du français de référence c'est bien fait pour lui (voir Historique).
SU: 18847