| Citation(s) | Référence(s) |
|---|---|
| Mais déjà, sur les hauteurs, la bise sournoise la guettait [la petite ville] d'un œil en galopant sur les pâturages nus; elle essayait ses forces et répétait toutes ses farces en virant autour des sapins qui lui servaient de mannequins, faisait voler la neige qui, pour se protéger des griffes de cette froide danseuse, se blottissait en «menées» derrière les murets. |
1959, W. Dubois, En poussant nos clédars, p. 52.
[littérature]
|
| Vous vouliez une fiancée d'hiver: je suis née. Alors, pourquoi me mettre à la consigne de l'amour ? Parce que je n'avance qu'au pas à pas, que ma marche est ralentie par les menées de neige, la route glissante et les flocons si serrés qu'ils forment un grillage qui me retarde et me retient ? Ce n'est pas ma faute, ce n'est pas moi qui ai fait, entre vous et moi, ces remparts de neige, ces chemins glauques de glace, ces tempêtes qui brouillent sens et boussole. |
1984, A.-L. Grobéty, La Fiancée d'hiver, p. 323.
[littérature]
|
| Mongarçon inquiet est prêt à pleurer dans son corset de gel, ses forces entamées lui permettent encore d'escalader une grosse menée de neige pour approcher son museau du carreau de la fenêtre la plus proche. |
2006, A.-L. Grobéty, La corde de mi, p. 77-78
[littérature]
|
| Équivalent(s) |
congère, n. f.
|
|---|---|
| Remarque(s) |
menée est perçu comme plus familier et régional que l'équivalent du français de référence congère qui est bien attesté en Suisse romande.
|
| Commentaire(s) intrazone |
FRANCE: Attesté en Côte-d'Or (encirons de Dijon) et Franche-Comté selon le DRF. Littré 1867, Lar (1903, 1931, 1963) et GLLF 1975 donnent ce mot comme franc-comtois, avec le sens de «tempête de neige» qui ne correspond pas au sens relevé dans les sources de français régional («amas de neige ou de poussière que produit le vent sur son parcours» Beauquier; «amas de neiges placées, menées dans la direction du vent» Collinet; «congère» RLiR 42, Dromard, Colin, Taverdet; v. bibliographie).
|
|---|