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| Cette vallée offre l'occasion de s'initier à l'économie alpestre sous la forme la plus simple, à laquelle répond une architecture paysanne, très sobre, commune à tous ces pays des Dranses. En règle générale, l'architecture en pierre prédomine dans les villages. Les raccards, eux, sont en bois, montés sur pilotis courts, et garnis sur leurs faces de galeries et de séries de longues perches pour mettre à sécher les herbages. |
1965, Nouvelliste et Feuille d'Avis du Valais, 8 juillet.
[presse, journaux, périodiques]
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| J'ai vécu mon enfance dans la crainte du feu, dans la peur de la mort. [...] Village de bois, sur la colline, vieilles poutres desséchées par le soleil, proies craquantes, mèches de paille entre les madriers des «raccards», désordre de toutes ces bûches éparses ou entassées : provocations... |
1968, M. Zermatten, Les Sèves d'enfance, p. 65.
[littérature]
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| Pourquoi ces bâtisses aux poutres mal jointoyées, à la porte basse ? Pourquoi ces toutes petites ouvertures grillagées de treillis à la place des fenêtres ? Et pourquoi, mais pourquoi donc avoir coupé les pieds de cette construction sur pilotis pour intercaler de grandes dalles de granit, plates et vaguement arrondies ? C'est que le raccard n'est pas une habitation, mais un garde-manger [...]. C'est qu'on n'a pas besoin de beaucoup de lumière [...] mais de beaucoup d'air pour sécher ce qu'on veut y conserver. C'est qu'il faut du treillis bien fin pour se protéger des mouches, et que les plaques de granit sont le meilleur barrage qu'on ait jamais trouvé pour éviter que les souris ne viennent se régaler de ce que les hommes ont prévu pour assouvir leur faim et satisfaire leur gourmandise. |
1975, J. Montandon, Le Valais à table, p. 28.
[littérature]
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| Dans ce contexte, signalons aussi le hameau de Vichères [VS] entièrement rénové dans son cadre ancestral. Français et Belges ont une certaine prédilection pour ce lieu de villégiature. Ils aiment séjourner dans ces vieux raccards, transformés en magnifiques chalets. |
1976, V. Darbellay et al., Liddes, p. 16.
[littérature]
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| Prenons l'exemple du raccard [en ital. dans le texte] où l'on entreposait le blé. Si les héritiers étaient au nombre de quatre, chacun en avait le quart; ce coin ou ce demi-coin, on l'appelle lo quetso [id.] en patois. De partage en partage, il rétrécissait encore. Il devenait sujet à querelles quand il fallait effectuer des réparations, mettre tous les propriétaires d'accord! Il y avait des discussions sans fin; parfois on abandonnait le raccard [id.] à la ruine. C'est pour ça qu'on en voit beaucoup dans la campagne, inutilisés, délabrés. Plus personne ne veut les utiliser. |
1980, M. Métrailler, La Poudre de sourire, p. 147-148.
[littérature]
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| Le raccard, c'était le grenier de nos ancêtres qui y entreposaient le blé, mais aussi la viande sèche, le lard et autres saucisses. Montés sur quatre piliers coniques, ils étaient posés sur des meules d'appuis [sic] de granit qui faisaient obstacle aux souris et autres rongeurs. |
1982, La Suisse, 10 avril, p. 21.
[presse, journaux, périodiques]
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| L'organisation de protection du paysage ne s'oppose pas à tout assainissement. Mais, selon elle, seuls les bâtiments déjà affectés à l'habitat – à l'exclusion des raccards, greniers ou écuries – devraient pouvoir devenir des maisons de vacances. |
1994, Le Nouveau Quotidien, 18 janvier, p. 8.
[presse, journaux, périodiques]
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