Vedette

repourvoir une place, un poste, un emploi, un siège, etc. (v. trans.)
[ʀ(ə)puʀvwaʀyuplas]

Définition

(Emploi valorisé). Nommer quelqu'un pour combler un départ qui a laissé une place, un poste, un emploi, un siège, etc., vacants.
Il faut repourvoir le poste de professeur de mathématiques au gymnase.
[État des données: avancé]

Variante(s) phonétique(s)

[ʀ(ə)puʀvwaʀœ̃pɔst]
[ʀ(ə)puʀvwaʀœ̃nɑ̃plwa]
[ʀ(ə)puʀvwaʀœ̃sjɛʒ]
Citation(s) Référence(s)
Et le Haut-Arvèche, le Bas-Arvèche... tu sais quelle sympathie ancestrale ils se portent, ces deux-là, surtout quand il s'agit de repourvoir l'équipe du gouvernail!... [en parlant d'élections]
1970, G. Clavien, Un Hiver en Arvèche, p. 41.
[littérature]
Nous constatons que les centaines de démarches que nous entreprenons pour repourvoir les postes libres n'aboutissent pas.
1973, Bulletin officiel des délibérations du Grand Conseil, Neuchâtel, 2 avril, p. 1502.
[textes administratifs ou officiels]
Nous ne vous apprenons rien en vous disant que cette règle a dû subir de nombreuses entorses parce que plusieurs communes n'auraient pu repourvoir les postes vacants si elles s'en étaient tenues à la lettre aux lois scolaires.
1974, Bulletin officiel des délibérations du Grand Conseil, Neuchâtel, 20 mai, p. 101.
[textes administratifs ou officiels]
Pour le Conseil fédéral. Pour la présidence du PDC [Parti démocrate chrétien, centre droit] Suisse. Pour la direction du groupe parlementaire. Le nom de Lucrezia Meier-Schatz a été prononcé chaque fois qu'il s'agissait de repourvoir un poste d'importance dans son parti.
2007, Le Temps, 8 mars, p. 8.
[presse, journaux, périodiques]

Commentaires

Mot relevé par les puristes de Suisse romande, qui toutefois le tolèrent.

Répartition

  • s01 - Suisse romande

Historique

Premières attestations : 1609 (reprourvoir); 1810 (repourvoir), Dumaine. Innovation de la langue administrative, également passée dans les patois. La forme repourvoir est attestée en moyen français avec le sens de «ravitailler; réédifier» (v. Gdf > FEW), et une fois en français moderne avec le sens de «pourvoir à nouveau» (v. LittréSuppl 1877), qui rappelle quelque peu l'emploi classé sous 03., mais on ne la trouve jamais en dehors de Suisse romande avec le sens classé sous 01. — Dumaine 1810, p. 257; DeveleyVaud 1824; GuilleDial 1825, p. 81a; PeterVoc 1828; GuilleNeuch 1829-32; PeterCacol 1842; CalletVaud 1861; GrangFrib 1864; Bridel 1866 s.v. reporvai; BonNeuch 1867; OdinBlonay 1910, p. 483a; Pier; FEW 9, 484b, pr?v?d®re I; IttCons 1970; SchüleListeLar 1978; Lar 1979; PLi dp. 1980; GR 1985 (où la première datation «mil. XIXe s.» est erronée); Lengert 1994; OffScrabble 1995; DSR 1999.

Étymon du FEW

providere

Bilan métalinguistique

Emploi valorisé. — Fait l'objet d'avis positifs auprès du Fichier Français de Berne et de Défense du français. Il est cependant critiqué par les cacologies. — «il a sa place dans le vocabulaire français» FichFrBE nº 432, septembre 1979; Défense du français (fiche sans date). — Dumaine 1810; GuilleDial 1825, p. 81a; PeterVoc 1818; GuilleNeuch 1829-32, p. 16-17; PeterCacol 1942; CalletVaud 1861 s.v. nomination; GrangFrib 1864; DupertuisVaud 1892, p. 34.

Français de référence

Remarque(s)
Voir le sens 03.
SU: 19328