Vedette

Sauvages (la visite des ~) (loc. verb.)
De nos jours, le mot prend la majuscule à l'initiale quand il est employé comme substantif désignant une personne (un Amérindien), mais l'usage a fluctué constamment depuis le XVIIe s., compte tenu notamment de la valeur générique que peut prendre le mot (on remarque souvent, à cet égard, que sauvage s'écrit avec la minuscule à l'initiale alors qu'Indien prend la majuscule dans les contextes où les deux appellations se côtoient). – Employé généralement au pluriel.

Définition

(Dans le folklore relatif à la naissance). Vieilli Le moment où naît un enfant.
[État des données: avancé]

Variante(s) polymorphique(s)

le passage des Sauvages; la venue des Sauvages, etc.
Citation(s) Référence(s)
Suivant la tradition, le ber des ancêtres se transmet d'une génération à l'autre, comme un héritage sacré; et c'est un privilège, réservé à l'aînée des filles mariées, d'aller le chercher à la maison paternelle, quand elle espère la première visite des sauvages.
1914, A. Rivard, Chez nous, p. 11.
[littérature]
(Dans une variante). Avec une naissance dans la famille chaque année, l'événement cesse, en fin de compte, de faire sensation. [...] Ordinairement quand on voit «venir le sauvage», on envoie les enfants au-dessous de quatorze ans chez une tante. De retour à la maison, ceux-ci trouvent un nouveau-né dans le «ber» et la maman au lit : «le sauvage lui a cassé la jambe».
1951, Sœur Marie-Ursule, Civilisation traditionnelle des Lavalois, p. 91.
[études scientifiques]

Historique

Pour l'origine de la forme, voir sens 01.
QU: 2207