Vedette

liqueurs (Commission des ~) (loc. nom.)

Définition

Vieilli Organisme gouvernemental qui était chargé de l'administration des activités reliées au commerce des boissons alcooliques; (par méton.) point de vente de cet organisme (appelé de nos jours Société des alcools du Québec, v. Encyclopédie).
Permis de la Commission des liqueurs. Passer à la Commission des liqueurs. Les heures d'ouverture de la Commission des liqueurs. QU_e262
[État des données: avancé]
Citation(s) Référence(s)
Le cortège remontait la grand'rue; il passa devant la Commission des liqueurs, la chapelle anglicane, la mairie, devant les cinq banques, les trois pharmacies, les boutiques et magasins qui faisaient alors de Longueuil un centre de commerce.
1962, J. Ferron, Cotnoir, p. 18.
[littérature]

Historique

Voir sens 01. – Créée en vertu de la Loi des liqueurs, cet organisme est appelé Liquor Commission (ou Liquor Control Board) ailleurs au Canada (v. VinDict s.v. liquor, RobMan-1 31).

Français de référence

Réalité propre
Emploi qui réfère à une réalité propre au pays ou à la région de la variété de français, ou qui en provient.

Données encyclopédiques

Créée en vertu de la Loi sur les liqueurs alcooliques (appelée plus couramment Loi des liqueurs) adoptée au Québec en 1921 par le gouvernement libéral dirigé par L.-A. Taschereau, la Commission des liqueurs sera chargée de l'importation, de la distribution et de la vente des boissons alcooliques; elle aura également pour mandat d'octroyer ou de retirer les permis et verra à exercer une certaine surveillance (notamment par ce qu'on a appelé familièrement la Police des liqueurs). Renommé Régie des alcools du Québec en 1961, l'organisme sera scindé en deux administrations distinctes, l'une responsable des permis et l'autre du commerce. On procède à une nouvelle restructuration en 1971, alors que, par les lois 44 et 47, sont créées la Commission de contrôle des permis d'alcool et la Société des alcools du Québec (SAQ), laquelle s'occupera exclusivement des activités commerciales. – « Les grandes mesures (1920-1925)», dans Nos racines, no 124, 1982, p. 2461-2466 ; R. Prévost, S. Gagné et M. Phaneuf, L'histoire de l'alcool au Québec, 1986, p. 71-144; M. Perron, «De la Commission des liqueurs à la Société des alcools», dans Cap-aux-Diamants, no 44, 1996, p. 44-46 et 51-52; v. aussi J.-L. Gagnon, Les apostasies, t. 1, 1985, p. 172-175.