Vedette

livre (à la ~) (loc. prép.)

Définition

Au poids.
Vendre, acheter à la livre. Biscuits, bonbons, fromage à la livre.
[État des données: avancé]
Citation(s) Référence(s)
Le délégué Bertrand s'est déjà plaint à un épicier que le beurre qu'il vendait n'avait pas le poids et l'épicier lui répondit qu'il ne vendait pas le beurre à la livre mais au pain [«en masse»].
1913, Le Soleil, 16 avril, p. 8.
[presse, journaux, périodiques]
(Acadie). Je regardions la femme à Dominique qui venait s'acheter des boules de Nouël, et des chandelles, et du papier d'argent pour décorer son âbre; et les enfants du banquier qui s'achetiont des pinottes à la livre et des bananes; et la grand' Carmélice au P'tit Georges qui s'achetait tous les ans sa boîte de Moirs-tri-X de cinq livres; et ceuses-là qui s'achetiont des ourses de poil, pis des catins-qui-braillent, pis des chars aléctriques.
1971, A. Maillet, La Sagouine, p. 22.
[littérature]

Origine

Maintien d'un lexème, d'un syntagme, d'une expression (avec son sens) français ancien

Historique

Relevé en 1613 (Champlain, extrait cité dans M. Bideaux (éd.), Relations (de Jacques Cartier), 1986, p. 397, n. 516 : Nos boissons gelerent toutes, hormis le vin d'Espagne. On donnoit le cidre à la livre), puis depuis 1880 (Le Nouvelliste, Québec, 27 nov., p. [4] : Bœuf à la livre, 1ère qualité). Attesté en français chez Oudin 1640 dans une expression figurée (cela ne se vend pas à la Livre, signifiant «cela est rare»), puis, au sens propre, de Fur 1690 jusqu'à Académie 1932 (Fur 1690 : «Dans les lieux bien policez on vend toutes choses à la livre, jusques au bois, au charbon, au vin, au poisson», passage repris dans Trévoux 1704-1771; Académie 1694-1932 : vendre, acheter à la livre; Besch 1892 : vendre à la livre «vendre au poids»).