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| Il y a un vieux proverbe latin qu'on nous enseignait quand j'étais jeune et qui inocule ceci : « Quand on est né pour un p'tit pain, on n'est pas né pour un gros. » Je crois ma foi de gueux, que la ville de Montréal est née pour un simple biscuit à la mélasse, pas plus. |
1912, La Presse, 5 oct., p. 18 (chron. humor.).
[littérature]
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| Un mouvement de haine le soulève contre sa mère, contre ce répertoire acrimonieux dont elle a assaisonné son enfance [...]. – Quand on est né pour un petit pain... né pour souffrir... né pour la misère... S'il y a du bonheur, il n'est pas pour nous... Tu n'as pas été créé pour faire ce qui te plaît... Nous ne sommes pas sur la terre pour être heureux... Le bonheur n'est pas de ce monde... Vie de malheur... Vie injuste... Ah! sale vie!... |
1949, Fr. Loranger, Mathieu, p. 217-218.
[littérature]
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| Faut pas viser trop haut, non plus. C'est jamais bon de viser trop haut. T'aurais dû, t'aurais dû, au commencement m'habituer à une p'tite vie, pas essayer de me faire entrevoir un paradis que tu pouvais pas me donner. [...] Qu'est-ce que c'était que mon père me disait ?... «Quand on est né pour un p'tit pain...» |
1973, M. Dubé, Manuel, p. 59.
[littérature]
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| Fridolin, c'était le petit Canadien français de l'époque qui sentait bien son impuissance en face des jeux savants de la politique mais qui se construisait en compensation un monde à sa mesure. Si le langage populaire répétait «on est né pour un petit pain», et si la société se percevait comme politiquement faible devant l'industrie anglophone, tout son sentiment d'infériorité [en parlant de Gr. Gélinas] semble avoir trouvé un exutoire dans le personnage de Fridolin [...]. |
1976, P. Pagé, Le comique et l'humour à la radio québécoise, t. 1, p. 82.
[études scientifiques]
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| (Dans un emploi substantival). [...] c'est le clan des faibles, l'éclairage brutal sur les résignés, les «nés pour un p'tit pain», les affligés, incompris, ignorants [...]. |
1978, F. Leclerc, Le petit livre bleu de Félix, p. 220.
[littérature]
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| Parfois, dans un demi-sommeil, il avait l'impression que son père venait le voir et le narguait : – Ouais, ç'a l'air que tu fais pas mieux que moi, mon faraud! T'es toujours à la solde des autres. Quand on est né pour un petit pain... |
1992, B. Renaud, Un homme comme tant d'autres, t. 1, p. 49.
[littérature]
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