Pour l'origine de la forme
cèdre, voir
sens 01. – Le nom descriptif
cèdre blanc est attesté depuis 1613 (Champlain, v. l'ex. cité sous le
sens 01.), mais ce n'est pas avant la fin du XVIIe s. qu'il s'inscrit explicitement dans une nomenclature l'opposant à
cèdre rouge «genévrier de Virginie». À partir de cette époque, ces deux appellations sont fréquentes sous la plume des auteurs de la Nouvelle-France qui décrivent ou énumèrent les essences ligneuses de l'Est nord-américain. Les habitants établis dans la vallée du Saint-Laurent connaissaient peut-être ces appellations, mais ils ne les ont sans doute utilisées que rarement. Les dictionnaires de France relèvent
cèdre blanc depuis le milieu du XIXe s., mais tous l'appliquent au cyprès faux-thuya (
Chamæcyparis thyoides), un conifère de la côte est des États-Unis distinct du thuya occidental et connu dans ce pays également sous le nom de
white cedar (v. Besch 1847-1892, Dupiney 1857, Larousse 1866, Larousse 1982); le terme figure également dans Robert 1985-2001, lequel confond cependant sous cette appellation – comme s'il s'agissait du même arbre – le cyprès faux-thuya et le thuya occidental.