Vedette

cèdre rouge (loc. nom.)
[sɛdʀ]

Définition

Nom donné au thuya géant (Thuja plicata, fam. des cupressacées), conifère de grande taille indigène de la côte ouest de l'Amérique du Nord, au bois brun rougeâtre, léger, résistant à la pourriture; bois, écorce de ce conifère.
Boiserie, lambris de cèdre (rouge). Bardeaux, revêtement de cèdre (rouge). Ensemble de jardin en cèdre. Boîte à fleurs en cèdre. Cèdre noueux. Paillis de cèdre.
[État des données: avancé]

Variante(s) graphique(s)

Souvent cedre (XVIIe et XVIIIe s., plus rarement au XIXe s.), cédre (XVIIe et XVIIIe s.); parfois sed(d)re (XVIIe et XVIIIe s.), sèdre (XVIIIe s.), seidre (XVIIIe et XIXe s.) et saidre (XIX e s.). Voir Étymologie/Historique.

Variante(s) polymorphique(s)

cèdre (absol.)
Citation(s) Référence(s)
M. R. Sissons, manufacturiers de valises et de boîtes, a reçu tout un char de planches de cèdre rouge de la côte du Pacifique. C'est la première fois que nous arrive à Québec une cargaison de bois semblable. On ne peut se procurer ce bois fameux d'aucune autre partie du monde.
1897, L'Événement, Québec, 5 février, p. 4.
[presse, journaux, périodiques]
Le Jardin Zoologique de Charlesbourg de nouveau vient d'ouvrir ses portes et le grand Totem du «Nid de l'Aigle» qui fièrement domine le Parc semble comme nous inviter à visiter ce beau coin de nature québécoise. Ce Nid de l'Aigle sculpté au sommet d'un cèdre gigantesque symbolise bien la faune et la flore du pays représentées dans notre Zoo québécois : la flore par cet immense cèdre rouge, la faune par cet aigle si haut perché et par ces autres animaux sculptés sur l'arbre : l'écureuil, le castor, la marte, le corbeau, le saumon.
1940, La Presse, 5 juin, p. 6.
[presse, journaux, périodiques]
Les foyers, se réveillant sans hâte, les uns après les autres, projetaient leur fumée grise par le trou béant de leur toit légèrement incliné des deux côtés et recouvert de larges écorces de cèdre rouge.
1948, M. Barbeau, Le rêve de Kamalmouk, p. 43 (roman dont l'action se déroule chez les Amérindiens Tsimsyans de la Colombie-Britannique).
[littérature]

Origine

Calque anglais nord-américain

Historique

Depuis 1897; d'après l'anglais nord-américain red cedar, de même sens (v. Craigie, Mathews, AHD 1981, Gage 1997, Nelson 1997).

Français de référence

Réalité propre
Emploi qui réfère à une réalité propre au pays ou à la région de la variété de français, ou qui en provient.

Données encyclopédiques

C'est à la fin du XIXe s. qu'on commercialisa pour la première fois au Québec le bois du cèdre rouge de l'Ouest, grand conifère des forêts côtières et des régions humides intérieures de l'ouest de l'Amérique du Nord, depuis le sud-est de l'Alaska jusqu'au nord-ouest de l'État de la Californie. En 1930, cette essence servit à la construction des trois bâtiments principaux du Château Montebello, célèbre centre de villégiature de la région de l'Outaouais : au cours des trois mois et demi que durèrent les travaux, on n'employa pas moins de 10 000 billes et 500 000 bardeaux de cèdre importés de la Colombie-Britannique par voie de chemin de fer. Même s'il est moins employé au Québec – en raison de son coût élevé – que dans d'autres parties du Canada, ce matériau est très apprécié pour sa résistance naturelle aux intempéries et aux insectes, sa durabilité, sa stabilité et sa beauté. On le recommande souvent pour les revêtements et les aménagements extérieurs comme les terrasses, les clôtures et les meubles de jardin; à l'intérieur, on peut s'en servir pour les lambris et les boiseries dans toutes les pièces, les garde-robes et les saunas. – La Presse, 20 juillet 1991, p. F1; Le Soleil, 17 avril 1993, p. F6.
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