Vedette

sapin blanc (loc. nom.)

Définition

Litt. (Sous l'influence du français de France, v. Étymologie/Historique). Nom utilisé comme variante stylistique de sapin.
[État des données: avancé]
Citation(s) Référence(s)
Figurez-vous des murs blanchis à la chaux, des plafonds traversés par de grandes poutres; de longues perches accrochées transversalement à ces poutres et servant de séchoir; une longue table de sapin blanc, le lit dans un coin [...].
1895, Françoise, Fleurs champêtres, p. 9.
[littérature]
La boîte [«cercueil»] de sapin blanc posée près de la grille du chœur devait être petite.
1965, Cl. Martin, Dans un gant de fer, vol. 1, p. 159.
[littérature]

Historique

Quelques écrivains canadiens ont parfois employé sapin blanc pour des raisons purement stylistiques, manifestement par imitation des littéraires français ou belges chez lesquels on relève d'ailleurs cette appellation dès la fin du XIXe s., mais par référence à l'espèce européenne du sapin (v. par ex. É. Verhaeren, Les villes tentaculaires, 1895, p. 191 : la bière [«cercueil»] de sapin blanc; M. van der Meersch, Invasion 14, 1935, p. 102 : longues caisses en planches minces de sapin blanc; cités d'après la base FRANTEXT). Ils n'ont fait que suivre les traces de nombreux poètes canadiens-français (Fréchette, Chapman, Crémazie, etc.) dont Marie-Victorin avait remarqué la tendance à employer dans leurs œuvres des noms de plantes européennes (ajonc, genêt, pervenche, primevère, platane, etc.) étrangères à la flore laurentienne, notamment pour la rime (v. Y. Gingras (éd.), Frère Marie-Victorin. Science, culture et nation, 1996, p. 42-48).

Données encyclopédiques

Voir sens 02.