Vedette

goudrille (n. f.)
[ɡUdʀɪj]
Relevé uniquement sous la variante goudrille, conformément à la répartition des formes au Québec (v. sens 02.).

Définition

(Dans le voc. de la forge traditionnelle). Région. Couteau à lame légèrement recourbée sur sa longueur, utilisé pour enlever la corne des sabots du cheval et pour les nettoyer.
[État des données: avancé]
Citation(s) Référence(s)
Puis, le forgeron entreprend le «nettoyage de la fourchette» en utilisant le couteau croche, fabriqué par lui dans une vieille dent de rateau [sic] et qu'il désigne aussi sous le nom de «rénette» ou «goudrille».
1979, J.-Cl. Dupont, L'artisan forgeron, p. 133.
[études scientifiques]

Commentaire géolinguistique

Beauce

Répartition

  • Est du Québec

Origine

Innovation sémantique parlers régionaux de France

Historique

Goudrelle, ou goudrille, est un mot issu des parlers de l'Ouest de la France où il sert à désigner un couteau ou sa lame, en particulier ceux qui sont vieux ou usés (v. FEW cûlter 2, 1503a, ALF 749 et ALO 738; v. aussi Littré, qui le donne comme mot de la Saintonge). De toute évidence, ce mot a dû être en usage chez une partie des colons de la Nouvelle-France, dont un fort contingent provenait justement de cette région de la France, mais il n'a pu déloger allumelle, qui était encore répandu en français de France au XVIIe s. et qui s'est maintenu dans la langue commune au Canada jusqu'au XXe s. en parlant d'une lame ou d'un couteau. En revanche, goudrelle et goudrille ont survécu dans des emplois spécialisés relevant des domaines de la forge et, surtout, de l'acériculture (v. sens 02.). – Depuis 1979. Cet emploi spécialisé découle du sens plus large de «lame» ou «couteau» qu'a le mot goudrelle ou goudrille dans les parlers de l'Ouest de la France (v. FEW cûlter 2, 1503a, et ALO 738).

Étymon du FEW

culter
QU: 3217