Vedette

appointement (n. m.)
[apwẽtmã]

Définition

Vieilli Nomination (à une charge, à un emploi); cette charge, cet emploi.
[État des données: avancé]
Citation(s) Référence(s)
Monsieur Manwaring, officier des douanes de sa Majesté, prie qu'il luy soit permis de prendre cet occasion de faire ses plus cordials et ses plus sincers remérciements au Gouverneur [ ... ] sur son appointement au départément de Gaspée [ ... ].
1764, La Gazette de Québec, 28 juin, p. 4.
[presse, journaux, périodiques]
Les personnes suivantes ne seront pas obligées d'accepter la charge de conseiller municipal, ni aucune autre charge à la nomination d'un conseil municipal : Les membres de la législature provinciale, toutes personnes jouissant d'un appointement civil, soit sous le gouvernement impérial soit sous le gouvernement provincial [ ... ].
1855, Acte des municipalités et des chemins de 1855, p. 18.
[textes administratifs ou officiels]
Il y a une chose qui me cause du plaisir, c'est de reluquer vos adversaires d'hier qui sont obligés aujourd'hui de faire des somersettes [ de l'angl. somerset «culbute, cabriole» ] devant vous. Vous n'êtes pas sans ignorer que votre appointement [ celui de maire ] a déniché plusieurs députés qui s'attendaient de vous manger de la laine sur le dos.
1919, La Patrie, Montréal, 1er février, p. 13 (chron. humor.).
[littérature]

Origine

Maintien d'un sens français ancien

Historique

De appointer. – Depuis 1764. Relevé en français du XVe au XVIIe s. (v. GodCompl, s.v. apointement, Cotgrave 1611, s.v. appoinctement); figure encore dans Littré et DG, mais illustré par des exemples du XVIe s. (GLLF et Robert 1985 le relèvent avec la mention «vieux»). S'est maintenu plus longtemps en français québécois probablement sous l'influence de l'anglais appointment «designation of a person to hold a nonelective office or perform a function» (v. OED et Webster 1986).
QU: 321