Vedette

buns (n. f.)
[bɔnz]
1. Parfois employé au masculin. 2. Même au singulier, le mot garde général. le s : une buns (v. Étymologie/Historique).

Définition

Vieilli, fam. Pâtisserie sucrée faite de pâte moelleuse, au dessus bombé, général. recouverte d'un glaçage et fourrée de fruits (le plus souvent de raisins).
Une buns aux raisins. Une douzaine de buns à la cannelle.
[État des données: avancé]

Variante(s) graphique(s)

(parfois) bonne(s) (v. Étymologie/Historique)
Citation(s) Référence(s)
Par bonheur la cuisine était déjà remplie de tartes aux myrtilles, aux pruneaux, aux pommes sèches, aux raisins de corinthe, de buns, d'oreillettes aux confitures, de plum-cakes... Dans une chaleur insupportable, ma mère et ma sœur cuisinaient inlassablement des pains... Il ne manquait plus que la viande.
1924, M. Constantin-Weyer, Manitoba, p. 39.
[littérature]
[...] il me semble qu'il serait raisonnable d'avoir juste un petit peu plus d'affaires dans la maison qu'un lit pour se coucher [...]! Pas toujours avoir les yeux sur la prochaine paye... [...] Et puis, quand le boulanger passe, pas toujours dire : «Seulement deux gros pains». Non. Des fois, dire : «Deux douzaines de 'buns' aux raisins»! Et puis en manger tant qu'on a faim! S'il en reste, ben, qu'il en pourrisse!
1981, Gr. Gélinas, Les fridolinades 1943 et 1944, p. 120.
[littérature]
(Dans sticky buns; hapax). J'aime Montréal parce que, comme moi, elle est assez gourmande, en commençant par l'apéro au saumur et à la violette, chez Anise. J'adorais les sticky buns de la boulangerie Saint-Laurent, mais elle vient de fermer. Une chance qu'il reste les épis de maïs cuits qu'on mange debout, en août, au marché Jean-Talon, le pain abricot-chocolat au Fromentier, la salade de cactus de la Guadalupe Mexicaine et le sourire de Consuelo.
2003, La Presse, 1er février, p. A20.
[presse, journaux, périodiques]

Commentaires

1. Dans le commerce, les buns étaient traditionnellement vendues collées les unes aux autres et devaient être détachées avant d'être consommées; cette façon de faire est devenue moins courante avec le temps. 2. De nos jours, on emploie plutôt le mot brioche; le recul de buns au cours des dernières décennies est sans doute attribuable à la volonté d'éviter l'anglicisme.

Synonyme(s)

Origine

Emprunt d'un lexème, d'un syntagme, d'une expression (avec son sens) anglais

Historique

Depuis 1867 (Gingras-2, s.v. bun). De l'anglais bun (v. DARE). Sous l'orthographe bonnes, dès 1878, ce qui révèle que le mot était perçu comme tout à fait francisé (v. Directions diverses données par la Rév. Mère Caron, p. 119). La forme du pluriel s'est généralisée au singulier du fait de sa fréquence d'emploi (les buns n'étant pas vendues à l'unité; v. Commentaires). La locution sticky buns, relevée une seule fois dans la documentation québécoise, est en revanche bien attestée dans la presse anglophone (v. Biblio Branchée).

Français de référence

Remarque(s)
En France, bun se dit plutôt d'un petit pain de forme arrondie, servi à l'heure du thé ou au petit-déjeuner, recette typique de l'Angleterre (v. Robert 1985-2001 et LarGastr, s.v. bun).
Réalité propre
Emploi qui réfère à une réalité propre au pays ou à la région de la variété de français, ou qui en provient.
QU: 3247