Vedette

appointer (v. trans.)
[apwẽte]

Définition

Vieilli Nommer (qqn) à (un emploi, une charge quelconque), le désigner (pour faire qqch.).
[État des données: avancé]
Citation(s) Référence(s)
Vous ayant présenté pour Sergent dans sa compagnie, et informé de vôtre conduite et capacité pour remplir cet emploi; je vous approuve et appointe en conformité à l'Acte qui règle les Milices de cette Province, pour Sergent de la dite compagnie.
1797, Montréal, ANQQ, AP-P 287B.
[archives et textes anciens]
[ ... ] je me suis rendu chez monsieur Garneau à son office avec monsieur Robitaille, où nous avons été appointé [ sic ], monsieur Robitaille et moi, pour organiser les comités dans Saint-Colomb, dans Sainte-Foye et Bergerville.
1887, Québec, ANQQ, Cour d'appel (Québec), cause no 3, factum de l'appelant, p. XXXIII.
[archives et textes anciens]
Mais le contremaître lui avait expliqué dès le début : – Vous savez, Moisan, c'est le boss qui vous a appointé icitte. I' était supposé prendre un mechanic de nuit à trente-cinq piastres par semaine. Mais i' s'est arrangé pour vous faire avoir la [ ... ].
1938, Ringuet, Trente arpents, p. 284.
[littérature]

Origine

Maintien d'un sens français ancien

Historique

Depuis 1779 (ANC, ms. «Papiers Askin», vol. 12, p. 4262 : Le Capitene Varnoulle m'a dite hihiere que vous aviez éttez apoiéntez Seur Éntandan [ = surintendant ] a Makimac; lettre écrite par J.-B. Barthe à Détroit). A eu cours en français depuis le XIIIe s. jusqu'au XVIIIe (d'abord sous la forme apointier, pu+nctum 9, 592a); encore relevé dans certains dictionnaires du XXe s., mais donné comme vieux (v. Robert 1953, GLLF); s'est maintenu plus longtemps en français du Québec probablement sous l'influence de l'anglais to appoint «to designate, to place in an office or post» (v. OED et Webster 1986), notamment dans la langue administrative.

Étymon du FEW

punctum
QU: 324