Vedette

chou caraïbe (n. m.)

Définition

Tubercule comestible, cultivé et consommé aux Antilles, aussi appelé madère, malanga et taro (nom scientifique: xanthosoma sagittifolium Schott.).
[État des données: avancé]
Citation(s) Référence(s)
Puis, reprenant le parcours, elle toucha et soupesa les ignames, hésita, réfléchit, en acheta une. Et de même pour les poires d'avocats. Et de même pour de la fécule de toloman. Pour de l'amidon de manioc; de même sans doute pour des racines de choux caraïbes.
1950, J. Zobel, La Rue Cases-Nègres, p. 90.
[littérature]
Le chou caraïbe dans les Antilles est une plante dont la feuille à longue queue ne se mange pas, mais elle produit par ses racines, comme la pomme de terre, plusieurs tubercules qui sont fort bons à manger. C'est un des vivres du pays et le nom de ce chou démontre qu'il en est originaire.
Fin dix-huitième siècle, anonyme, v. P. Rézeau, «Aspects du français et du créole des Antilles (notamment Saint-Domingue) à la fin du XVIIIe siècle, d'après le témoignage d'un lexicographe anonyme», dans THIBAULT (coord.), Richesses du français et géographie linguistique (vol. 2), Bruxelles : De Boeck / Duculot, 2008, p. 208.
[archives et textes anciens]

Synonyme(s)

madère, malanga, taro

Répartition

  • Haïti
  • Guadeloupe

Origine

Innovation lexématique, syntagmatique, phraséologique français de référence

Historique

Attesté depuis 1654 («De deux sortes de Choux qu'on appelle Kareïbes» Du Tertre, 157); 1665 («Choux Caraïbe. J'en ai vu de plusieurs sortes» Breton, 227). Mot composé : chou n. m. "produit végétal comestible rappelant vaguement le chou" et caraïbe adj. "de la population autochtone des Antilles et des côtes voisines" (NPR 2007). Les Européens ont très régulièrement appliqué à des référents de la flore et de la faune du Nouveau-Monde des noms correspondant à des espèces européennes avec lesquelles ils leur trouvaient une vague ressemblance, formelle ou fonctionnelle, quitte à les désambiguïser par l'ajout d'un adjectif ou d'un syntagme prépositionnel. Le type est aussi bien attesté dans les créoles.

Bilan métalinguistique

«Les régionalismes dans La Rue Cases-Nègres (1950) de Joseph Zobel», dans A. THIBAULT (coord.), Richesses du français et géographie linguistique (vol. 2), Bruxelles : De Boeck / Duculot, 2008, pp. 251-252.

Français de référence

Réalité propre
Emploi qui réfère à une réalité propre au pays ou à la région de la variété de français, ou qui en provient.
AN: 5279