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| Vireil connaît des choses et nous en raconte d'éblouissantes, de saisissantes, qui nous ravissent, nous excitent, nous font frémir. Des histoires de gens-gagés, par exemple. Des personnes qui, la nuit, se transforment en n'importe quelle bête; parfois même en plantes et qui, sous cette apparence, font du mal aux autres, aux chrétiens, sur les ordres du diable. Vireil a déjà entendu des bâtons-volants : des gens-gagés en forme de bâtons ailés qui, la nuit, survolent la campagne avec un bruit de vent qui parle, et sèment la maladie, le malheur, la mort même dans les cases. [...] L'animal dont les gens-gagés revêtent le plus communément la forme est le lièvre. [...] Les gens-gagés se présentent quelquefois aussi sous forme de chiens énormes qu'on rencontre, la nuit, à une croisée de chemins, les yeux projetant des lueurs aveuglantes, la gueule pleine de flammes. |
1950, J. Zobel, La Rue Cases-Nègres, p. 147.
[littérature]
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| La marraine ne put pas remettre sa peau. Quand vint le jour, elle mourut, car la lumière du soleil tue les gens-gagés. |
1950, J. Zobel, La Rue Cases-Nègres, p. 151.
[littérature]
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| Une nuit, vous revenez d'une fête, par exemple, et brusquement quelque chose de blanc traverse en un bond le sentier : un lapin! C'est un gens-gagés! Signez-vous. |
1950, J. Zobel, La Rue Cases-Nègres, p. 147.
[littérature]
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