Vedette

beurrer (v. trans.)
[bœʀe]

Définition

Fam. Salir, tacher; couvrir d'une substance salissante.
Beurrer le plancher. Beurrer un vêtement. (Absol.). L'encre, ça beurre. QU_e060
[État des données: avancé]

Variante(s) phonétique(s)

[bøʀe] (pop.)
Citation(s) Référence(s)
Oui, parles-en donc de ta bouche! Tu penses pas que, demain matin en faisant ta toilette, tu pourrais en mettre seulement DEUX doigts d'épaisseur, au lieu de trois, de ton saudit rouge à lèvres qui beurre tous tes mouchoirs, beurre les serviettes, beurre les oreillers, beurre mes collets puis mes cravates, beurre mes devants de chemise, beurre tes cigarettes puis beurre les tasses puis les verres à boire ?
1944, R. Choquette, Métropole, 20 juin, p. 8 (radio).
[radio-télévision]
Le guet à l'entrée des pavillons venait d'être renforcé et les portes étaient encore humides de peinture lorsque l'Ange frappa à nouveau et encore plus durement. Non content de beurrer les portes, il avait débordé sur les murs. Ses derniers dessins étaient splendides et ses textes, irrésistiblement drôles... à tel point que tout le monde commençait à le trouver sympathique.
1983, Fr. Noël, Maryse, p. 213.
[littérature]

Synonyme(s)

<>graisser

Antomyme(s)

Origine

Maintien d'un sens parlers régionaux de France

Historique

Depuis 1905 (BPFC 4/1, p. 32; déjà en 1880 sous la forme de l'adjectif, voir beurré). Héritage des parlers du Nord-Ouest. Attesté en Normandie au sens de «barbouiller» (v. MaizNorm); cp. également beurrasser «étendre toute matière grasse sur un objet, de la boue sur ses vêtements, etc. même des fraises» en Anjou (v. VerrAnj; v. également FEW bùtyrum 1, 664b).

Étymon du FEW

butyrum