Vedette

calotte (n. f.)
[kalɔt]

Définition

Casquette de forme arrondie; (par ext.) toute casquette.
Calotte ronde. Calotte de toile, en tweed. Calotte d'hiver. Grosse calotte. Oreilles de calotte. (Faisant partie d'un uniforme, d'une tenue vestimentaire). Calotte de policier, de chauffeur de taxi. Calotte de baseball, des Expos. Calotte de chasse.
[État des données: avancé]
Citation(s) Référence(s)
À l'intérieur, Laura continua la besogne de nourrir les enfants et les animaux, et de veiller sur les âmes. Celle de Louis Hémon lui paraissait en danger. Il est vrai qu'il accompagnait la famille à la messe, sans faute, le dimanche. «Sinon ça, dit Laura, il ne serait pas resté un jour de plus. Il ôtait sa calotte comme tout le monde quand on récitait l'angélus avant les repas.»
1931, M. Le Franc, Au pays canadien-français, p. 189.
[littérature]
Baribeau a des principes : il ne travaille que pour le strict nécessaire. Effacé le compte de l'épicier et du boucher, il accroche son pinceau, sa calotte blanche de peintre [ ... ]. Un bon matin, la calotte blanche reste au clou. Il décroche la casquette. C'est l'appareillage. Il part. La casquette, c'est l'uniforme de voyage. Elle est énorme, en étoffe brune.
1966, M. Ferron, Cœur de sucre, p. 175.
[littérature]
Il m'entraîne dans son bureau m'indique une chaise. Le jour même on me donne un uniforme propre, avec calotte réglementaire. On m'attribue aussi un numéro de casier. Le sergent se renverse et pivote sur sa chaise à billes la bédaine en avant il me vante la police [ ... ].
1975, M. Bolduc, Les images de la mer, p. 41.
[littérature]
Avez-vous remarqué, d'ailleurs, combien le boulevard Langelier est devenu quelconque, j'ai quasiment envie de dire aseptisé, depuis qu'on n'y voit plus, sur le terre-plein du centre, cette ribambelle de clochards à barbe, à calottes des Expos et à bottes à tuyau qu'on a déménagés sur Saint-Vallier, en même temps que la maison Re-Vivre ?
1989, Le Soleil, 9 juin, p. A5.
[presse, journaux, périodiques]

Origine

Maintien d'un sens parlers régionaux de France

Historique

Depuis 1860 (Gingras-1 : «S'emploie au lieu de CASQUETTE, et bien à tort, vu que calotte est un petit bonnet sans visière qui ne recouvre que le dessus de la tête»). Héritage des parlers de France; relevé en wallon, en normand et en franco-provençal (v. FEW a. bas-frq. *skala 17, 79b, HaustLiég s.v. calote, LéonNam 190, GPSR s.v. calotte, DurFrProv s.v. kaleta).

Étymon du FEW

*skala

Français de référence

Équivalent(s)
casquette (Quand les deux mots s'opposent, casquette, souvent perçu comme soigné au Québec, désigne surtout une coiffure plate faite dans un tissu de bonne qualité, tandis que calotte s'applique à la coiffure légère, plus commune, de forme arrondie).
Remarque(s)
En France, calotte ne se dit que d'un petit bonnet rond couvrant le sommet de la tête (en parlant de la coiffure que portent les ecclésiastiques, les juifs pratiquants), emploi connu également au Québec et auquel se rattachent d'ailleurs les emplois 03. à 05.
QU: 709