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| Le Capelan est un habitant des mers du Nord; il ne se porte jamais au Sud au delà de Terreneuve. Il se montre dans le Golfe au mois de Juin, et souvent en bancs si considérables, qu'on le prend avec des seines à mailles étroites pour engraisser la terre. C'est le meilleur appas qu'on puisse employer pour la Morue, aussi les pêcheurs disent-ils : «beaucoup de Capelan, beaucoup de Morue; point de Capelan, point de Morue.» Le Capelan se montre d'ordinaire sept à huit jours avant l'arrivée de la Morue. |
1876, L. Provancher, dans Le Naturaliste canadien, vol. 8, no 4, p. 98.
[études scientifiques]
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| «Le capelan ‘territ'! Le capelan ‘territ'! Il arrive! Il arrive!» Tous les hommes, toutes les femmes et tous les enfants partirent d'un même élan [...] jusqu'à l'eau. On courait, on sautait, on criait, et de partout, une multitude de faisceaux de lumière tentaient de percer l'âcre noirceur de la mer. Puis tout à coup, l'un de nous cria : «Regardez! Regardez!» Au large, au bout de sa lumière, juste avant les ténèbres, des dizaines, des dizaines et des centaines de capelans bondissaient hors de l'eau d'un seul trait, à intervalles courts et réguliers. Bientôt, sur toute la longueur du rivage, on verrait au travers de l'hystérique cueillette du capelan, l'insolite frétillement des feux [de grève] sur des milliers de petits ventres incandescents. |
1976, Québec Chasse et Pêche, mai, p. 67-68.
[presse, journaux, périodiques]
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| Heureusement, il y avait [tout autour de la Gaspésie] plein de moutons sur les collines, des bois grouillants de lièvres et de chevreuils et des eaux où l'éperlan et le capelan passaient en « bancs » miraculeux. Certains soirs où la lune argentait la mer, tout à coup une énorme tache se répandait, noire comme de l'encre, éteignant tous les reflets. Chacun prenait un seau et courait à la grève. |
1986, R. Lévesque, Attendez que je me rappelle..., p. 95-96.
[littérature]
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| L'industrie de la pêche de Terre-Neuve a reçu un autre coup dur hier avec l'annonce par le ministre Crosbie de la clôture de la pêche au capelan. [...] Ces poissons, qui sont une composante importante de l'alimentation de la morue, sont encore trop petits pour la mise en marché, principalement auprès des consommateurs japonais. |
1992, La Presse, 8 juillet, p. B1.
[presse, journaux, périodiques]
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| Remarque(s) |
En France, le mot désigne un petit poisson marin, de la même famille que la morue, qu'on ne retrouve pas sur les côtes atlantiques de l'Amérique du Nord.
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