Vedette

casque (n. m.)
[kask]

Définition

Fam. Bonnet de fourrure pouvant être muni d'une visière et de rabats de protection pour les oreilles.
Casque de (en) fourrure, poil, (vieux) pelleterie. Casque de (en) chat sauvage, vison, loup-marin, loutre, mouton de Perse. Casque d'hiver. Casque pour hommes, pour dames. QU_e073
[État des données: avancé]

Variante(s) phonétique(s)

[kas] (fam.)

Variante(s) graphique(s)

casse (parfois)
Citation(s) Référence(s)
Quand les Canadiens voyagent l'hivert [sic], ils se précautionnent beaucoup contre le froid; à cet effet, ils prennent des souliers sauvages, faits seulement de peau de chevreuil et garnis en dedans d'un chausson de laine, portent des bas drapés, se couvrent le corps d'un capot de castor, le poil en dehors, et la tête d'un casque de peau de marthe.
1753, L. Franquet, dans Institut canadien de Québec [éd.], Voyages et mémoires sur le Canada, 1889, p. 131.
[archives et textes anciens]
Tous les Canadiens, en hiver, portent le casque, qui n'est pas aussi militaire qu'on pourrait le penser : c'est une espèce de bonnet en fourrure, ou bonnet à poil. Il nous est indispensable, et il fallait le nommer de quelque façon; or, comme il a beaucoup de ressemblance avec le casque du militaire, nous lui avons donné ce nom.
1884, N. Legendre, «La langue française et la province de Québec», dans Nouvelles Soirées canadiennes, vol. 3, p. 278.
[études scientifiques]
Voilà le temps de changer de costume. Il faut laisser le chapeau pour le casque en fourrures, le pardessus léger par le capot d'hiver, etc. Nous avons tout ce qu'il faut pour cela. Casques en tous genres, collets, capots, etc. Casques, manchons, collets, colliers en fourrures pour dames dans toutes les variétés.
1897, L'Événement, Québec, 4 janvier, p. 3 (annonce).
[presse, journaux, périodiques]
Il avait remarqué que certaines rues étaient parlantes et que des jalousies closes de tendres appels semblaient lui être adressés. [...] Alors, humblement, devant une jalousie, après avoir ôté son casque à oreilles, en peaux de lièvres, il raconta son voyage [...].
1972, J. Ferron, La chaise du maréchal ferrant, p. 82.
[littérature]
L'Amérindien se laisse tomber sur la couche [...]. Les coudes appuyés aux genoux, il semble à bout de souffle et demeure prostré un long moment avant d'enlever le casque de fourrure qu'il lui a prêté.
1993, Fr. Ouellette, Le Grand Blanc, p. 541.
[littérature]

Synonyme(s)

chapeau de fourrure (de plus en plus souvent, dans le vocabulaire de la publicité, casque ayant perdu son caractère neutre depuis les années 1960); toque de fourrure (dans la langue littéraire, depuis le début du XXe s.); bonnet (de fourrure) (l'appellation la plus ancienne, depuis le XVIIe s., v. Étymologie/Historique).

Antomyme(s)

chapeau (depuis le début du XIXe s.)

Origine

Innovation sémantique français de référence

Historique

Depuis 1753. Par extension du sens de «coiffure rigide destinée à protéger la tête» (attesté en français depuis la fin du XVIe s., v. FEW *quassicare 2, 1435b, TLF); peut-être déjà dans Regnard (1708), d'après GeoffrZigz-1, p. 112-113, mais la généralisation de cet emploi est sûrement d'origine canadienne. Casque a supplanté bonnet (de fourrure) qui était usuel auparavant (attesté au Québec depuis 1675 : un bonnet fourré, dans ASQ, C-2, oct., p. 225).

Étymon du FEW

*quassicare

Français de référence

Remarque(s)
En parlant d'une coiffure rigide servant à protéger la tête (sens usuel du mot en France), casque est particulièrement fréquent au Québec dans casque protecteur, casque de sécurité (désignant le casque des ouvriers), casque de hockey, de football.
QU: 744