Vedette

cave (n. f.)
[kav]

Définition

Vieux Cavité, anfractuosité naturelle dans la roche qui couvre le fond ou le bord d'un cours d'eau. – Trou d'eau formé dans le fond rocheux d'un cours d'eau; rapide, remous.
[État des données: avancé]
Citation(s) Référence(s)
[ ... ] nous nous trouvâmes au Rapide des Caves. Ce rapide est extrêmement violent et rempli de remous, ou tournoiements d'eau, causés par la rudesse et l'inégalité du rocher sur lequel il coule. Il y a dans ce portage des Caves et des Chaudières. Les Caves ne sont autrechose [ sic ] que des lits de rochers brisés et soulevés probablement par quelque tremblement de terre; et qui forment des espèces de voûtes très irrégulières, garnies de mousse fort épaisse, et dans lesquelles on trouve encore de la glace au mois de juillet.
1836, Ch. de Bellefeuille, cité par Y. Charron dans Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 5, no 2, 1951, p. 204.
[archives et textes anciens]
On va aller essayer notre luck autour de l'île de l'Or. J'ai jamais manqué mon coup dans les caves qu'y a là, un peu au large; en été, le poisson se tient là comme dans la glacière.
1941, O. Massé, «Le saumon d'Ollezède», dans Almanach du peuple Beauchemin, p. 150.
[littérature]

Origine

Maintien d'un sens français ancien et parlers régionaux de France

Historique

Depuis 1836; peut-être déjà vers 1793 dans le toponyme Portage de la Cave, sous la plume de l'explorateur anglais Alexander Mackenzie (v. RiouxBlas 265). Hérité de France; relevé dans les parlers de l'Anjou et du Maine (v. VerrAnj, CormMauges et DottMaine 282). Cp. en outre le sens voisin de «caverne, fosse, creux dans la terre» en usage dans la langue générale depuis le Moyen Âge jusqu'à l'époque classique (v. FEW cavus 2, 559a, et RobHist, s.v. cave-2; encore relevé dans certains dictionnaires modernes mais donné comme classique, comme vieux ou comme poétique, v. GLLF et Robert 1985, s.v. cave-1, TLF, s.v. cave-3).

Étymon du FEW

cavus
QU: 768