| Citation(s) | Référence(s) |
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| En quelques enjambées l'on parvint au vieux chaland attaché à son bouleau. Deux rames, noircies par l'eau et par le temps et dont l'une était écourtée d'un quart, pendaient à ses flancs, retenues par des talets [ = tolets ] rougis de rouille. Ce cajeu [ ... ] avait servi aux colons qui le chargeaient de foin bleu qu'ils venaient faucher dans la coulée et qu'ils transportaient à Ville-Marie. Aujourd'hui la vieille embarcation n'était plus bonne qu'aux pique-niqueurs. Elle ne pouvait contenir que quatre ou cinq personnes. |
1925, D. Potvin, Le Français, p. 165-166.
[littérature]
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| Une truite venait battre sur l'eau [ ... ]. Le Lucon amenait la prise à son chaland, apâtait [ sic ] de nouveau... [ ... ] Depuis un mois, maintenant, qu'il faisait ce jeu-là, qu'il était devenu le compagnon des martins-pêcheurs, des grèbes et des grenouilles, le long des marécages, des bassins d'eau claire, des étangs d'eau-morte, qu'il poussait son chaland, muet et furtif, dans les dédales de cette marée vivante et frétillante qui brille entre quenouilles et nymphées [ ... ]. |
1937, F.-A. Savard, Menaud, maître-draveur, p. 247-248.
[littérature]
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| [ ... ] il s'avait fait un petit chaland. [ ... ] Il avait calfeuté ça avec de la poche, de la guenille [ ... ] pis il s'avait fait une petite aviron pis il se promenait dans la rivière. |
1955, Rimouski, AF, P.-A. Desjardins 32.
[enquêtes]
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| Remarque(s) |
De nos jours, chaland est plutôt employé au sens de «grand bateau plat utilisé pour le transport des marchandises», comme en France.
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