Vedette

clam (n. f.)
[klam]
Parfois masculin.

Définition

Nom donné à la mye (fam. des myidés) et à la palourde (fam. des vénéridés), mollusques comestibles pourvus d'une coquille bivalve de couleur blanchâtre qui vivent enfoncés dans le sable ou la vase des côtes.
Aller aux clams. Une boîte de clams. De la soupe aux clams (v. clam chowder). QU_e463
[État des données: avancé]
Citation(s) Référence(s)
Vous êtes, nous supposons, à Rimouski; allons ensemble sur la grève à mer basse chercher des spécimens. [ ... ] – Quelle est cette autre [ coquille ] blanche, aussi à deux valves que je vois là ? elle est morte, mais les valves se tiennent encore. – C'est une clam, celle-là non plus n'est pas rare.
1889, L. Provancher, dans Le Naturaliste canadien, vol. 19, no 5, p. 99.
[études scientifiques]
La bouette dont on se sert [ pour la pêche à la morue ] consiste quelquefois en clams, sorte de mollusques bivalves, qui restent utilisables jusqu'à huit jours après avoir été recueillis. Ces coquilles s'enfoncent dans le sable du rivage, et, lorsque la mer est basse, on les déterre avec une bêche.
1897, V.-A. Huard, Labrador et Anticosti, p. 332-333.
[études scientifiques]
Un waiter m'avait pris sous ses soins et me servait de ces petites clams délicieuses du Pacifique, celles de l'Atlantique sont loin d'avoir leur saveur; frites au beurre, elles pouvaient faire revenir les morts.
1936, F. Bélanger, Mémoires d'un cultivateur, p. 93.
[littérature]
Ils mangent, tard, dans une gargote de Cape May. Un drôle de plat de «clams», c'est du caoutchouc! Ça ne s'avale pas! Ça rebondit dans la bouche! De la gomme! On rigole. On arrose cette bizarre recette avec de la bière.
1976, Cl. Jasmin, Revoir Éthel, p. 28.
[littérature]
La région de la Haute-Côte-Nord est propice à la récolte de mollusques comme les clams. À ce temps-ci de l'année, les cueilleurs se préparent à amorcer une nouvelle saison.
1994, Le Soleil, 21 mars, p. B1 (éd. du Bas-Saint-Laurent/Gaspésie/Côte-Nord).
[presse, journaux, périodiques]

Commentaires

Le nom s'applique en particulier à deux espèces présentes sur la côte atlantique nord-américaine : Mya arenaria, connue sous le nom de coque en Acadie, mais appelée officiellement mye (v. BNQPêches-2 64, et OLFAvis-4, no 1023), et Venus mercenaria, appelée officiellement palourde américaine (v. BNQPêches-2 65, et OLFAvis-4, no 1067).

Synonyme(s)

coque; mye (Mya arenaria); palourde américaine (Venus mercenaria)

Origine

Emprunt d'un lexème, d'un syntagme, d'une expression (avec son sens) anglais nord-américain

Historique

Depuis 1883 (La Gazette de Joliette, 12 oct., p. 3 : les 50 membres de l'association ont consommé 12 boisseaux de Clams à écaille tendre). De l'anglais nord-américain (v. Craigie et Webster 1986 qui attestent également, pour désigner la mye, l'appellation soft-shell(ed) clam qui est à l'origine de clam à écaille tendre, v. l'exemple de 1883 ci-dessus). Le mot clam est attesté en français de France (au masculin seulement) dès 1803, mais il ne semble s'être répandu que récemment «avec le tourisme aux États-Unis et l'ouverture en France des drugstores» (ReyDAngl-3); il ne s'applique toutefois qu'à la palourde américaine, laquelle a été introduite en 1917 sur les côtes de France (v. L. Joubin et E. Le Danois, Catalogue illustré des animaux marins comestibles des côtes de France et des mers limitrophes, 2e partie, 1925, p. 148, et LarGastr; v. aussi Larousse 1960-1987, PRobert 1967-1995, PLar 1980-1995).

Avis et recommendation(s)

mye (appellation officielle de la Mya arenaria, v. BNQPêches-2 64, et OLFAvis-4, no 1023); palourde américaine (appellation officielle de la Venus mercenaria, v. BNQPêches-2 65, et OLFAvis-4, no 1067).

Français de référence

Remarque(s)
Le mot clam a également cours en France où il s'applique à la palourde américaine, mais son usage y paraît récent (v. Étymologie/Historique).
Mot particulier
Emploi particulier par son statut (registre d'emploi, domaine d'emploi, fréquence relative ou connotation).