Vedette

coco (n. m.)
[kɔko]

Définition

Fam. Tête. (Considérée comme la partie supérieure du corps de l'homme).
Se cogner, se frapper le coco. Se gratter le coco. Avoir mal au coco. QU_se_gratter_le_coco
[État des données: avancé]

Variante(s) phonétique(s)

[koko]
Citation(s) Référence(s)
Ici, Thomas ôta son bonnet de peau de renard, et montra à ses auditeurs une éminence, grosse comme la moitié du poing, qui embellissait son crâne chevelu. Cette bosse était entrouverte par le milieu où le sang était coagulé. – Une chance que vous avez le coco dur, père Thomas, remarqua un jeune soldat[ , ] sans quoi il y en avait assez pour vous envoyer ad patres.
1867, J. Marmette, «Charles et Éva», dans Revue canadienne, t. 4, p. 333.
[littérature]
Marcel avait toujours la tête dans le dos et cela irrita sa sœur. «R'garde pas en arrière de même, là, tu vas tomber! Quand on monte, on r'garde par en haut pis quand on descend, on r'garde par en bas, c'est pourtant pas difficile à comprendre! Si tu regardes par en haut la prochaine fois que tu vas descendre l'escalier, tu vas te pèter le coco pis on va être obligé de ramasser ton jaune à'p'tite cuiller!»
1980, M. Tremblay, Thérèse et Pierrette à l'école des Saints-Anges, p. 226.
[littérature]
Tu veux savoir pourquoi, mon flô, qu'on l'appelle Olive ? T'as l'air curieux! M'a va te l'dire. R'gardes-y le coco! Pareil comme une olive. [ ... ] Pis quand [ ... ] i s'fâche, i' devient vert. J'te l'dis, mon flô, une vraie olive verte!
1983, R.-G. Bujold, La Brèche-à-Ninon, p. 49.
[littérature]

Origine

Maintien d'un sens français ancien et parlers régionaux de France

Historique

De (noix de) coco «fruit du cocotier», attesté en français depuis 1555 et lui-même emprunté au portugais, par l'intermédiaire de l'italien et de l'espagnol (v. RobHist et TLF, s.v. coco-1); a pu cependant être remotivé à partir de coco «œuf» (v. coco#1; v. également l'exemple de 1980). – Depuis 1867. Hérité de France; attesté comme terme familier, populaire ou argotique depuis 1840 environ, mais considéré comme vieux de nos jours (v. DFNC 1991 : «sorti de l'usage à la fin du XIXe siècle»; GLLF, s.v. coco-2, et ColArg, s.v. coco-1); relevé en outre en angevin et en provençal (v. FEW co+ccum 2, 825).

Étymon du FEW

coccum