Vedette

couchette (n. f.)
[kuʃɛt]

Définition

Vieilli Lit (en général).
Grande couchette.
[État des données: avancé]
Citation(s) Référence(s)
L'officier de justice, Louis Chartier, veut en avoir le cœur net. Le déposant a-t-il «Veu la nudité de lun ou de l'autre» présumé amant ? Dans la pénombre, Jobin n'«a fait que les Voir lun sur lautre». Puis, s'étant retiré à l'écart, «par Des petites escalliers entendoit branller la couchette».
1673, document cité dans R.-L. Séguin, La vie libertine en Nouvelle-France au XVIIe siècle, t. 1, 1972, p. 54-55.
[archives et textes anciens]
L'infernale musique du réveille-matin se fait souvent entendre au plus grand ennui de celui qui en sursaute dans son lit. Le fidèle cadran sonne furieusement l'alarme et pousse graduellement à la rage l'individu fatigué qui peut difficilement s'enlever aux charmes de sa couchette.
1930, Le Devoir, 12 avril, p. 4.
[presse, journaux, périodiques]
– Comment coucheras-tu ta femme, dis-moi, Jean mon ami ? – Sur une belle couchette, un beau lit de plumes, sa mère, pensez-y donc, Non pas sur un vieux paillasson Comme y en a qui font.
1971, Québec, AF, R. Côté et G. Guilbault 3 (chanson).
[enquêtes]

Commentaires

Encore bien attesté chez les gens âgés en parlant d'un grand lit.

Origine

Maintien d'un sens français ancien

Historique

Depuis 1673. Hérité de France. Il semble, d'après une remarque de H. Havard (Dictionnaire de l'ameublement et de la décoration, t. 1, 1887, p. 954) que les termes lit et couchette étaient souvent pris l'un pour l'autre dans les récits du XVe et du XVIe s. Le mot est relevé avec le sens plus restreint de «petit lit qui n'a point de ciel, ni de rideaux, ni de hauts piliers» depuis le XIVe s. (v. FEW collo+care 2, 908a, Fur 1690, Trévoux 1704-1771; TLF «vieilli» ou «littér[aire]»).

Étymon du FEW

collocare

Français de référence

Remarque(s)
En France, couchette ne se dit plus que d'un petit lit rudimentaire à bord d'un bateau, d'un train.
QU: 917