| Citation(s) | Référence(s) |
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| Les "évolués", c'est-à-dire ceux qui avaient pu aller à l'école, les notables, les membres des assemblées locales et des diverses associations, décorés, fonctionnaires et agents de l'administration, titulaires du certificat d'études, assesseurs de juridiction indigènes, ministres des cultes, anciens militaires ayant servi hors de leurs territoires d'origine au cours de l'une des deux guerres, commerçants patentés, grands chefs de village, instituteurs, etc., formaient une couche privilégiée par rapport aux paysans, aux manoeuvres, aux semi-prolétaires, etc. [...] Ils prétendaient jouer le rôle de bourgeoisie nationale sans en avoir les moyens. |
1983, Y. Zoctizoum, Histoire de la Centrafrique. Tome 2, 1959 -1979 , Paris, L'Harmattan, p. 202.
[études scientifiques]
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| Étant donné que pour les Chrétiens, porter la croix, avoir un chapelet est non seulement un signe qui le distingue des païens, mais également un signe prestigieux d'évolué bénéficiant de la protection des prêtres. |
1984, M. Amaye, Les missions catholiques et la formation de l'élite administrative et politique de l'Oubangui-Chari de 1920 à 1958, p. 334.
[études scientifiques]
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| Il y a une autre catégorie également très attachée à l'administration que l'on a appelée catégorie des "évolués" et plus tard à partir de 1943 (et selon les propres termes de F. Eboué) la catégorie des "lettrés". |
1984, M. Amaye, Les missions catholiques et la formation de l'élite administrative et politique de l'Oubangui-Chari de 1920 à 1958, p. 553.
[études scientifiques]
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| Certains indigènes jouent aux crispins en accrochant un stylo à la poche de leur chemise de lin; leur manière de dandy camoufle leur tête de bandit; les Blancs leur gratifient volontiers le titre honorifique d'évolué . |
1989, J.G. Ganga Zomboui, Invasion au coeur de l'Afrique, p. 62.
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| Remarque(s) |
Ce sens est lié à l'Administration coloniale. Il est attesté dans toutes les variétés du français d'Afrique. Il a correspondu à un statut social précis des individus indigènes, tant dans le système de l'Administration coloniale de l'Afrique équatoriale française (dont relèvevait le Centrafrique) qu'en A.-O.F. ou encore dans l'Administration coloniale belge, où le Congolais évolué ou "immatriculé" cessait de relever du droit coutumier pour être soumis au droit civil au même titre que les Belges ou les étrangers résidant au Congo.
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| Mot particulier |
Emploi particulier par son statut (registre d'emploi, domaine d'emploi, fréquence relative ou connotation).
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| Commentaire(s) intrazone |
L'emploi du terme est attesté au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d'Ivoire, au Mali, au Niger, au Rwanda, au Sénégal, au Togo et dans l'ancien Zaïre. (Selon IFA, 1983 et S. Lafage, 2002; Equipe IFA-Sénégal G. N'Diaye-Corréard et alii, 2006, qui le relève comme vieilli). Il est relevé au Congo (Brazzaville) (A. Queffélec, A. Niangouna, 1990), au Gabon (K. Boucher, S. Lafage, 2000) et en Guinée (A. A. Diallo, 1999).
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